Entretien avec Christian Ducos

Merci à Laurine Rousselet pour cet entretien avec Christian Ducos, auteur aux éditions Le Cadran ligné, article paru dans la revue Éclairs, la revue numérique de l’ALCA (Agence Livre Cinéma & Audiovisuel en Nouvelle-Aquitaine) :

Poète et essayiste, Christian Ducos édite par son association Le pauvre songe, créée en 2010 à Talence. Ses ouvrages sont marquants autant par leur forme que par leur contenu. Le Cadran ligné nous donne à lire La source en 2011 et Dans l’indifférence de l’arbre en 2015. La même année, la Collection de l’Umbo fait paraître Le bruit de l’encre.

Pourquoi avez-vous choisi le titre du célèbre poème Le pauvre songe d’Arthur Rimbaud pour votre association ?

Ce poème se trouve inclus dans une suite de poèmes intitulée Comédie de la soif. Si je l’ai choisi c’est qu’il me paraît se situer à un moment charnière du trajet rimbaldien : Si mon mal se résigne / Si j’ai jamais quelque or, / Choisirai-je le Nord / Ou le Pays des Vignes ?… On sait bien, hélas, quel choix aura été le sien : Londres, Ostende, Anvers, jusqu’au coup de révolver sur Verlaine, à Bruxelles. L’errance ensuite, et puis le changement de cap, l’entrée dans le désert. Depuis toujours, ce poème me renvoie à ces grands moments carrefours de l’existence, l’heure du choix, de l’affirmation d’un sens, de la nécessité d’une décision. Créant ma propre structure éditoriale, je ne pouvais autrement faire que de l’adopter.

En 2010, vos deux premières publications Trois poèmes et Douze bougies pour éclairer la lune inaugurent votre empreinte d’écrivain reconnaissable à sa forme brève. Comment pourriez-vous définir votre art poétique ?

« Dès que le savoir marche le premier, l’art est perdu », disait Alain dans ses Entretiens chez le sculpteur. C’est totalement vrai et c’est ainsi que je cherche à écrire. L’éclair, la fulgurance, la chose que soudain on voit, tout cela a mille fois plus de prix, à mes yeux, que le poème attaché à montrer, démontrer, innover, rénover, se plaindre ou ressasser. Mais la concision a son revers. Le risque est là, toujours, d’une obscurité paradoxale, d’un culte du bref pour le bref. Je me sens en permanence sur le fil. Mon seul guide est la recherche constante d’une fraîcheur.

« L’œuvre de Cézanne est pour moi la projection en peinture de ce que Rimbaud aurait pu être en poésie s’il avait continué d’écrire. »

L’on vous doit Le chaînon bleu en 2018. Le sous-titre Regards/Flânerie sur un tableau de Paul Cézanne s’est imposé. Racontez-nous votre géographie intérieure à la rencontre du tableau Les Grandes baigneuses ?

Avec Rimbaud, Cézanne est mon second pilier. Son œuvre me fascine. Elle est pour moi la projection en peinture de ce que Rimbaud aurait pu être en poésie s’il avait continué d’écrire. Chez eux on voit le même défi au monde, la même rage de créer, la même violence faite à la beauté… Les Baigneuses chez Cézanne sont la « pacification » jamais achevée d’un conflit de toute une vie avec le nu féminin et sa représentation. On est ici aux portes de l’abstraction. La femme n’est plus un corps sexué mais une figure malmenée, un signe. J’ai tenté de suivre et comprendre l’évolution de cette révolution, comment, chez un peintre de l’envergure de Cézanne, la sublime puissance créatrice renvoyait sans cesse à la pauvre chair humaine, dans ses doutes et ses terreurs, ses fantasmes.

Triptyque 3, remarquable par sa conception, paraît en 2017. Il est aussi question de la mort. Comment l’art de la mémoire opère-t-il en vous ?

Triptyque 3, tout comme d’ailleurs les précédents Triptyques, est conçu pour faire résonner ensemble encre et poème. Il est fait de trois « panneaux ».  Chacun de ces panneaux s’ouvre sur une encre mise en relation avec trois pages de textes brefs, prose ou poème. Le tout est donc un ensemble de trois fois trois pages sous couverture indépendante. Le premier panneau mène de La parole jusqu’au silence et ouvre sur le panneau central, Sur le seuil de la mort qui, lui-même conduit au troisième panneau Le silence jusqu’à la parole. Difficile de parler de ce voyage en termes de mémoire car l’essentiel ici n’est pas de « retenir » quoi que ce soit mais, bien au contraire, de se dépouiller d’une sorte de « suffisance » de la parole.

Trois recueils sont parus de seize pages chacun, format accordéon, livrés sous enveloppe japonaise, en 2017. Vous nous ouvrez au monde par l’aphorisme, le récit bref et le haïku. À quels états d’esprit correspondent ces trois formes de vies ?

Haï/12/kus de minuit, au-delà de la pointe d’humour qui perce dans son titre, est la tentative de faire vivre le haïku d’une manière plus actuelle, sans souci des contraintes formelles, dans une optique à la fois de rupture et de continuité, sans nostalgie passéiste, sans maniérisme ni naïveté. Juste la fulguration de l’instant. Le choc poétique. À l’image de l’aphorisme qui, pour toucher juste, doit être comme un éclair de pensée, une flèche en plein cœur de la cible. Le récit  se démarque des formes précédemment évoquées en cela qu’il oblige au développement narratif, à la construction d’une histoire. Il vient offrir à celui qui écrit un espace autre, une autre temporalité, d’autres difficultés auxquelles il est toujours bon, pour qui se mêle d’écrire, de se mesurer.

« Au Cadran Ligné, une suite de 108 haïkus est en préparation. Le recueil devrait paraître en avril 2019. »

Le vol du papillon (2012) propose des dizaines de pensées battant des ailes. Le thème des papillons existe depuis des temps ancestraux, notamment dans la poésie japonaise. À travers votre recherche formelle, qu’avez-vous cherché à exprimer du monde réel ?

Ce qui m’a intéressé ici était de l’ordre du décentrement : tenter de voir le monde avec les yeux d’un papillon ; devenir poétiquement papillon et en tirer les conséquences quant au monde tel qu’il va aujourd’hui, avec ses impératifs de compétition, de réussite. Le papillon, lorsqu’on l’observe, a ceci d’extraordinaire que son vol semble comme sans cesse raté. Et à chaque seconde, réinventé. Comme raté, toujours, sera le poème. Et toujours à réinventer. Ce qui lui confère tout son prix. De vie. Vivante.

Le Cadran ligné publie Dans l’indifférence de l’arbre en 2015. Si votre écriture nous  soulève jusqu’au bord du silence, elle semble curieusement l’envahir. Dans quelle mesure le silence fait-il battre votre cœur ?

Triptyque 3 serait peut-être la meilleure réponse à votre question. Peut-être suffirait-il de dire que le silence est cela même qui nous anime. Nous nous croyons, à raison, êtres de parole, mais s’assoir un moment au pied d’un arbre et simplement respirer, nous montre combien le silence est en puissance de nous ouvrir au plus profond de nous-même. Le silence – dans la proximité même qu’il entretient avec la mort – unifiant la parole, lui donne tout son poids et tout son prix. L’arbre est ce silence. C’est ainsi. Ce n’est pas une croyance, c’est une expérience.

Pouvez-vous nous dévoiler votre projet d’écriture en cours ?

Au Cadran Ligné, une suite de 108 haïkus est en préparation. Le recueil devrait paraître en avril 2019. Mais ce qui aujourd’hui requiert totalement mon attention est un projet qui pourrait se rassembler autour du vocable de Tableau/Poème. Le projet est le suivant : comment, à partir d’un tableau aimé, médité pour ce qu’il est en tant qu’œuvre d’art, écrire un poème qui ne soit pas simple illustration de ce tableau mais un tableau second, qui viendrait en quelque sorte, autrement, le re-présenter ? Je vois bien dans ce projet la part de folie qu’il contient mais, à moins, à quoi servirait-il d’écrire ?

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Entretien

Merci à Laurine Rousselet pour cet entretien paru le 15 janvier dans L’Actualité, la revue de la Nouvelle-Aquitaine.

https://actualite.nouvelle-aquitaine.science/laurent-albarracin-le-cadran-ligne/

Où l’on découvre les prochains livres des éditions à paraître en avril 2019…

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Entretien Laurine Rousselet

En 2009, Laurent Albarracin avait choisi le terme de «collection de poésie» pour parler de son aventure éditoriale Le Cadran ligné située à Saint‑Clément en Corrèze. Aujourd’hui, la maison d’édition compte trois collections : Livres courants, Livres «d’un seul poème», Hors collection. Il est courant d’entendre qu’un éditeur publie selon ses appréciations, ses convictions, ses valeurs. Mais le mot «plaisir» à la bouche n’appartient pas, si naturellement, à tous ceux qui font des livres. La très grande sensibilité de Laurent Albarracin, lui‐même poète, nous offre à découvrir des écrivains merveilleux tels Boris Wolowiec, Ana Tot, Werner Lambersy, Éric Chevillard, Anne‑Marie Beeckman, Jean‑Paul Michel, Jacques Abeille, Pierre Bergounioux, Matthieu Messagier, pour ne citer qu’eux, et cela dans des formats bien imaginés.

 

L’Actualité. – Pouvez‐vous nous présenter les collections par ordre chronologique ?

Laurent Albarracin. – J’ai commencé par créer en 2009 une collection de plaquettes. Il s’agissait de fabriquer des livres «d’un seul poème», c’est-à-dire présenter un texte qui pouvait tenir la page sur un feuillet de papier A4 plié en quatre, sous couverture vergée. Objet simple (quoique soigné) et geste modeste. L’idée était de faire circuler facilement des poèmes et sans doute aussi de faire mes gammes dans le domaine de l’édition. J’ai ainsi publié 75 poèmes de 75 auteurs différents, la plupart sollicités. Aujourd’hui, cette collection est close même si tous les titres sont encore disponibles. En 2013, a vu le jour un premier livre Trait fragile de Pierre Bergounioux et de Jean‐Pierre Bréchet, dit «hors‐collection» parce qu’en effet il est dans un format qu’a priori je n’utiliserai plus, en tout cas pour ma collection de livres courants. Celle‐ci a démarré en 2014 et depuis cette date j’édite tous les livres dans cette collection et dans ce format.

 

Vos premiers livres publiés sont‐ils «le fruit du hasard et de la nécessité» pour reprendre la fin de la formule philosophique de Démocrite. Je pense à Trait fragile, Nuages, mais aussi Méca.

Trait fragile est en effet le fruit du hasard et de la nécessité, selon cette belle formule que vous me tendez. C’est Jean‐Pierre Bréchet, peintre et ami de Pierre Bergounioux, qui m’a apporté ce projet alors que je l’avais rencontré de manière tout à fait fortuite. Nous avons conçu ensemble le livre qui comporte un tirage de tête sur grand papier avec des lithographies du peintre.

Nuages, publié en 2014 et qui signe le vrai démarrage des éditions (puisque les plaquettes et Trait fragile auraient très bien pu rester sans suite), est issu d’un manuscrit reçu par la poste. Boris Wolowiec m’avait envoyé un manuscrit de 300 ou 400 pages alors que j’éditais des plaquettes minuscules ! Mais j’ai tout de suite vu dans son écriture quelque chose d’extraordinaire. C’est par et pour ce genre de surprises, rares mais extrêmement puissantes, qu’on a envie de donner à voir des textes et de devenir éditeur.

Pour Méca d’Ana Tot, publié en 2016, plus classiquement je connaissais et appréciais son auteur, et l’éditer fut, sinon le fruit du hasard et de la nécessité, du moins quelque chose de naturel, d’évident.

 

Comment avez‐vous pensé l’ouvrage Esthétique du machinisme agricole de Pierre Bergounioux et Pierre Michon, composé d’un cahier photographique de seize pages, paru en 2016 ?

En 2013, au moment de la publication de Trait fragile, nous avions imaginé avec Jean‐Pierre Bréchet une exposition des peintures de ce dernier et de sculptures de Pierre Bergounioux. Elle eut lieu à l’église Saint‐Pierre à Tulle en septembre 2013. Bréchet avait déjà monté une exposition des sculptures de Bergounioux à Nantes avec Georges Fargeas. Il nous a semblé intéressant de donner un prolongement à l’exposition de Tulle en éditant un livre qui présente quelques‐unes de ses «ferrailles» – comme il les appelle – même si le livre n’est en rien le catalogue de l’exposition. Il est constitué d’un bref essai de Bergounioux, d’un cahier de seize photos, et d’un hommage de Michon à Bergounioux écrivain et sculpteur.

 

Vous avez publié à deux reprises Boris Wolowiec. Quelles sont les qualités essentielles de son écriture ?

Deux livres en effet de Wolowiec au catalogue : Nuages (2014) et Gestes (2017). Difficile en quelques mots de résumer les qualités de son écriture. J’en ai parlé à plusieurs reprises, chez Pierre Campion ou dans Catastrophes. Disons qu’il me semble que son écriture invente quelque chose de vraiment nouveau en poésie. Depuis Malcolm de Chazal, personne à ma connaissance n’avait poussé aussi loin le bouchon de l’analogie – analogie qui est inséparable, à mon sens, de la pensée poétique. Sans doute Tarkos de son côté avait inventé quelque chose d’inédit, et Wolowiec à mon avis est de cette espèce, de ce genre de poètes qui renouvellent la poésie. Dieu sait s’ils sont rares les poètes qui bouleversent la donne.

 

La revue Catastrophes, quelle réalité vise‐t‐elle ? Quels sont les signes avant‐coureurs pour reconnaître «13 poètes qui déménagent, 256 pages de boum sonique» ?

Attention, je ne suis ni l’éditeur, ni le principal animateur de la revue Catastrophes. C’est Pierre Vinclair qui, depuis Singapour, dirige cette revue ; dont la version papier est éditée par Le Corridor bleu. Guillaume Condello et moi ne faisons que donner des avis, contribuer à la ligne éditoriale, apporter un texte, etc. Il n’en reste pas moins que j’ai grand plaisir à me tenir au courant de ce qui se crée dans la poésie aujourd’hui et cette revue est pour moi une manière de garder le contact avec l’extrême contemporain. Comme sa vitalité est grande (nombreux auteurs publiés et fréquence de parution soutenue (mensuelle)), le surcroît de travail est récompensé par un regain d’énergie. Je suis très heureux de participer à cette aventure.

 

La possibilité de ne pas avoir recours aux services d’un diffuseur réclame la liberté. Comment va la vôtre ?

Ma liberté va bien, merci. J’utilise les services d’un distributeur1 pour mes éditions qui sont référencées sur les plateformes et accessibles pour les commandes clients en librairie, mais en effet je diffuse moi‐même. C’est-à-dire que je prends contact directement avec les libraires pour faire connaître les livres et que je fais quelques salons : le Marché de la poésie de Paris, par exemple. Le site internet compte aussi, mais rien ne remplace le travail des libraires, indispensable.

 

Quels sont les livres à paraître en 2019 ?

Il y en a trois :

Un deuxième livre de Christian Ducos, Plic ! Ploc ! Ce sont des haïkus.

Un livre de Katrin Backes et de Sylvain Tanquerel, Bleigiessen, la vision par le plomb. C’est à la fois un livre de photos, une réflexion sur la paréidolie, une enquête et un poème. Un objet hors catégories !

Et enfin un recueil de quatre textes d’Eugène Savitzkaya, auteur qui m’est cher.

 

Quel serait votre «rêve impossible» à éditer ?

Impossible de répondre (et d’ailleurs je ne suis pas sûr de bien comprendre la question), puisque le texte qu’on rêverait d’éditer, c’est celui qu’on ne connait pas encore et qui serait à la fois parfaitement en phase avec ce que l’on cherche, et totalement surprenant par rapport à ce qu’on recherche, etc. C’est sans doute cela, «le rêve impossible». Mais franchement, il me semble que j’ai déjà eu la chance de publier des livres idéaux. Par exemple Traité de la poussière de François Jacqmin, un poète belge majeur (1929–1992) qui mériterait d’être publié chez les grands éditeurs (il l’a été par La Différence aujourd’hui disparue) et qui est publié par ma toute petite maison. Je publie peu (de zéro à trois livres selon les années) mais des livres que j’estime importants.

 

Le Cadran ligné Le Mayne 19700 Saint‐Clément
05 44 40 56 42 / www.lecadranligne.wordpress.com

 

[1] Comptoir du livre — librairie SPE, 171, rue de la Convention, Paris 75015 — https://www.librairie-spe.com

Claude Margat, 24 juillet 1945 – 30 novembre 2018

la voie claude margat

« Claude Margat avait choisi la voie de la discrétion. Dans l’ailleurs, on ne fait pas le fier à bras, on sait qu’il faut soutenir une direction, et cette entreprise, d’assurer ses fins sans les dévoiler, réclame une certaine économie dans le comportement. Non par conséquent qu’il fût homme à s’effacer et refuser les combats. Au contraire. Cette discrétion impliquait une tension de chaque instant, et relevait d’une stratégie au long cours, un sens exact des visées à poursuivre, lesquelles ne se révèlent précisément que dans le travail, et certes pas dans la proclamation. Stratégie, vision distincte de l’espace où intervenir. » Auxemery.

Lire le bel hommage d’Auxeméry dans Poezibao : https://poezibao.typepad.com/poezibao/2018/12/in-memoriam-claude-margat-par-auxem%C3%A9ry.html

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Mise en ligne de Catastrophes n° 13

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Le numéro 13 de la revue Catastrophes est en ligne.

Téléchargez l’ensemble de Catastrophes 13 au format pdf.

édito par Laurent Albarracin

phalanstère
Aurélie Foglia, « Lirisme », 4 
Ariane Dreyfus, « Sophie ou la vie élastique », 4 
Guillaume Artous-Bouvet, « Route perdue » (3/5) 
Maria Corvocane, « Motifs sans nom », 3 
William Cliff, « Cigarettes » 

Aventin
Olivier Domerg, « Le Manscrit » (4/15) 
Louise Mervelet, « Mesanges », 2 
Christophe Lamiot Enos, « Au pays de c. » (1/2)
Brice Bonfanti, « Stanisław Przybyszewski » (1/4) 

thébaïde
Marie de Quatrebarbes, « Empirique fossile », 6 
Laurent Albarracin, « Le Château qui flottait », 11 
Victor Rassov, « Le Cervelet » (2/2)
Patrick Beurard-Valdoye, « Myster Artaud of Aran »

utopie
Guillaume Métayer, « Après Babel », 2 
Hippolyte Hentgen, « 再開 », 3
Jean-Claude Pinson, « Pastoral », 3 
Guillaume Condello, « Into the Wild »

Pour celles et ceux qui peuvent, n’oubliez pas la soirée Catastrophes & V. Warnotte à la Maison de la poésie de Paris le 20 décembre (réserver ici : https://poesie.shop.secutix.com/selection/event/date?productId=101397556315). Et si vous voulez offrir le 1er numéro papier de la revue Catastrophes, il est encore pour quelques jours au tarif souscription (15 euros franco de port au lieu de 20) ici : https://www.lecorridorbleu.fr/produit/catastrophes/

Le Cadran ligné au Salon de l’autre livre

index

Le Cadran ligné sera représenté cette année au Salon de l’autre livre et quelques exemplaires laissés aux bons soins des éditeurs Pierre Mainard et Le Grand Os. Merci à eux. Ils vous accueilleront stand B20.

Salon de l’autre LIVRE
du 16 au 18 novembre 2018 – entrée libre
Vendredi : 14h00 à 21h00
Samedi : 11h00 à 21h00
Dimanche : 11h00 à 19h00

Halle des Blancs Manteaux
48 rue Vieille-du-Temple
75004 Paris

https://www.lautrelivre.fr/pages/les-lieux

revue Catastrophes

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Chers abonnés, chers lecteurs,

Catastrophes va faire paraître, grâce aux soins du Corridor bleu, une version papier de ses meilleurs feuilletons :

13 poètes qui déménagent
256 pages de boum sonique*
15 euros au lieu de 20 euros

Jusqu’au 5 décembre 2018, vous pouvez pré-commander la version papier de la Revue Catastrophes pour 15 euros seulement (et franco de port). C’est dès maintenant sur le site le corridor bleu.

Sortie prévue mi-décembre. Nous fêterons l’événement à la Maison de la Poésie, le 20 décembre 2018, avec des lectures et performances d’Ivar Ch’Vavar, Guillaume Condello, A.C. Hello et Pierre Vinclair — mises en espace par Valéry Warnotte. Votre souscription nous aidera à supporter le coût de l’impression, pour mieux en péter la barrière*. Le livre contient des textes et traductions inédites de :

Laurent Albarracin
Serge Airoldi
Fabrice Caravaca Dernier Télégramme
Ivar Ch’Vavar & Pierre Lenchepé
Guillaume Condello
Alexander Dickow
Joshua Ip
Clément Kalsa
Pierre Lafargue
Madeleine Lee
Julia Lepère & Fanny Garin
Pierre Vinclair
Eliot Weinberger
Phillip B. Williams
Cyril Wong

* « They break the print-barrier, as it were, and make their sonic boom within the ear » disait Seamus Heaney à propos de quelques poètes qu’il admirait…(« Ils brisent la barrière de l’impression, pour ainsi dire, et viennent produire leur boum supersonique à l’intérieur même de l’oreille »)

Ana Tot au festival MidiMinuitPoésie

Nantaises, Nantais,

ne ratez pas la lecture de Méca au festival MidiMinuitPoésie.

Le programme complet est ici :

http://www.maisondelapoesie-nantes.com/MMP/mmp18/programme.html

Lecture et danse improvisée avec Olivier Normand (danseur)
Vendredi 12 octobre, 13h, île de Versailles

Méca
Lecture-concert avec Stéphane Barascud (guitare)
Samedi 13 octobre, 14h15 au lieu unique, scène Foyer Haut.
Présentation : Roland Cornthwaite

L’écriture d’Ana Tot s’illustre par la création du « Tournevisme », mouvement littéraire au sens propre : la structure hélicoïdale est omniprésente et met le texte en mouvement, dans un va-et-vient permanent des sens et des sons. Le corps est l’élément central, à la fois organique et philosophique. Ana Tot travaille à un triptyque « organo-mécanique » dont le premier volet, Traités et vanités, est paru aux éditions Le Grand os en 2009. Ventre, cou, coeur, corps, tête et pieds, chair : le texte explore l’humain en tous sens, au moyen de phrases courtes, de formes créatives dans l’espace et le rythme. Le second titre, Méca, paraît aux éditions Cadran Ligné en 2016 : étonnant système d’enroulement des mots, explorant leur polysémie et troublant la perception entre le signifiant et le signifié.

« Sans bout du compte, si les énumérations à perte de vue et les répétitions décalées d’un Novarina ne sont pas loin, elles gardent l’exigence de signifier sans fixer un sens et par-dessus tout elles sensualisent ce qu’elles évoquent. » Poezibao, Eric Clémens, à propos de Traités et vanités.

Tot-Ana

Merveilleux nuages

Signalons ici la parution en volume du feuilleton qu’Eric Chevillard a tenu dans Le Monde des livres.

Le 31 octobre 2014 il consacrait un papier à Boris Wolowiec à l’occasion de son premier livre publié : Nuages, aux éditions Le Cadran ligné.

Feuilleton parait aux éditions La Baconnière, coûte 19 € et reprend 153 articles de sa chronique hebdomadaire.

IMG Wolowiec par Chevillard

 

IMG chevillard - Feuilleton

 

 

Vient de paraître Catastrophes n° 11

Téléchargez Catastrophes 11 en pdf

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édito de Guillaume Condello

Katcinas
Amanda CHONG, « Une anatomie amoureuse », 2
Jacques DEMARCQ, « 7 sonnets »
Anne-Marie BEECKMAN, « Le Coquelicot appétissant » (2/3)
Maria CORVOCANE, « motifs sans nom », 1
Hippolyte HENTGEN, « 再開 », 1

sibylles
Marie de QUATREBARBES, « Empirique fossile », 4
Jean-Claude PINSON, « Pastorale », 1
Jihen SOUKI, « Échec et mat »
Guillaume ARTOUS-BOUVET, « Route perdue » (1/5)

moines
Laurent ALBARRACIN, « Le Château qui flottait », 9
Aurélie FOGLIA, « Lirisme », 2
Sébastien KÉREL, « Le Destin de l’empire des Ming »
Pierre VINCLAIR, « Des Projets en prose »

chamans
Olivier DOMERG, « Le Manscrit » (2/15)
Ezra POUND, « L’Invention de la poésie chinoise », 7
A.c. HELLO, « Une seconde », 10
Ariane DREYFUS, « Sophie ou la vie élastique », 2