Chez René

Les éditions Le Cadran ligné seront au Salon des éditeurs indépendants « Chez René – Bazar littéraire » les 15 et 16 septembre, à la Cave poésie / René Gouzenne de Toulouse.

Nous y serons en compagnie de nos amis des éditions Le Grand os et Pierre Mainard, ainsi que d’autres éditeurs :

AaOoAgoneAmordemisamoresAnacharsisCMDEContrat maintDernier TélégrammeF de PhospheneFissileImprobableJef KlakJulieta CartoneraLa Boucherie littéraireLe Bleu du ciel – – les beaux désordres – Les Fondeurs de briquesMangeMetagraphesN&BOmbú –  Plein ChantRéciproquesRevue Papier MachineSmolnyTapuscribeTupi or not tupiUn thé chez les fous

A partir de 11 heures. Le programme est ici : http://www.cave-poesie.com/wp-content/uploads/2018/08/progp2.pdf

Au plaisir de vous y rencontrer.

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Lecture de Méca d’Ana Tot

Nous remercions le collectif « 30 minutes d’insomnie » et la librairie L’Ivraie à Douarnenez pour la lecture de Méca, d’Ana Tot, paru à nos éditions.

On pourra écouter des extraits de cette lecture donnée le 21 juillet en suivant les liens ci-dessous :

https://30minutesdinsomnie.wordpress.com/2018/07/04/ana-tot-meca-1-2/

https://30minutesdinsomnie.wordpress.com/2018/08/10/ana-tot-meca-2-2/

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Catastrophes No. 10 : « L’oisiveté, mère de tous les oiseaux »

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Téléchargez ici le pdf complet de Catastrophes No. 10

l’édito de Laurent Albarracin

travaux dans la maison
Marie de Quatrebarbes, « Empirique fossile », 3
Amanda Chong, « Anatomie d’un amour », 1 
Ariane Dreyfus, « Sophie ou la vie élastique », 1 
Phillip B. Williams, « Maîtrise » (4/4) 

voyage à l’étranger 
Ezra Pound, « L’Invention de la poésie chinoise », 6, traduit par Auxeméry
Claire Tching, « La Poésie française de Singapour » (10/10) 
Laurent Fourcaut, « Suite portugaise » (2/2) 
Christophe Lamiot Enos, « matin, Crète » (4/4) 

activités sportives 
A.c. Hello, « Une seconde », 9
Olivier Domerg, « Le Manscrit » (1/15) 
Guillaume Condello, « Tout est normal », 10
Laurent Albarracin, « Le Château qui flottait », 8 

à la plage 
Pierre Peuchmaurd, « Six poèmes » 
Anne-Marie Beeckman, « Le Coquelicot appétissant » (1/3) 
Philippe Fumery, « Partance » 
Aurélie Foglia, « Lirisme », 1 

 

Marché de la poésie de Paris

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Le Marché de la poésie de Paris, place Saint-Sulpice, se tiendra du mercredi 6 juin au dimanche 10 juin.

Le Cadran ligné vous donne rendez-vous sur le stand 613. Nous y serons en compagnie des éditions Dernier Télégramme, des revues Inter, art actuel (Richard Martel) et Marginales (Samuel Autexier).

 

Vient de paraître Catastrophes n° 8

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Téléchargez ici le pdf complet de Catastrophes No. 8

l’édito de GUILLAUME CONDELLO

cadres 
JOSHUA IP, « Ici et là », 4 
CHRISTOPHE LAMIOT ENOS, « matin, Crète » (2/4) 
JACQUES ROUBAUD, Six sonnets
CLAIRE TCHING, « La Poésie française de Singapour », 8 

ouvriers 
A.C. HELLO, « Une seconde », 7 
LAURENT ALBARRACIN, « Le Château qui flottait », 6 
THOMAS VINAU, « Trois considérables considérations sur la poésie » 
PHILLIP B. WILLIAMS, « Maîtrise » (2/4) 

board
EZRA POUND/AUXEMÉRY, « L’Invention de la poésie chinoise », 4
LEÓNIDAS LAMBORGHINI, « Regardez vers Domsaar » (4/5) 
BEPPE SALVIA, « Cœur. Ciel céleste » 
ISHION HUTCHINSON, Trois poèmes 

marchands
JULIEN STARCK, « Le Sélé » 
FABRICE CARAVACA, « Planète plate », 8 
GUILLAUME CONDELLO, « Tout est normal », 8 
MARIE DE QUATREBARBES, « Empirique fossile », 1

Parution de Catastrophes n° 7

Vient de paraître

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Téléchargez l’intégralité du n° 7 au format PDF :

https://revuecatastrophes.files.wordpress.com/2018/03/catastrophes-7.pdf

Ou bien accédez par le sommaire :

l’édito de Claire Tching

1. club
Léonidas Lamborghini, « Regardez vers Domsaar » (3/5), traduit par A. Diaz Ronda
Pierre Vinclair, « Horace à Rome » (3/3)
Laurent Albarracin, « Le Château qui flottait », 5
Phillip B. Williams, « Maîtrise »

2. tranimal
Alexander Dickow, « Dèze le Mécréant » (2/2)
Fabrice Caravaca, « Planète plate », 7
Ezra Pound, « L’Invention de la poésie chinoise », 3 traduit par Auxeméry
David Harsent, « Chantait le rat »

3. skag
A.C. Hello, « Une seconde », 6
Joshua Ip, « Ici et là », 3
Liliane Giraudon, « Ce qui s’affiche les nuits où tu n’as pas pu dormir »
Bai Juyi, « Les Regrets », traduit du chinois par M. Bombled

4. fish
Christian Prigent, « Indésirables » (4/4)
Guillaume Condello, « Tout est normal », 7
Christophe Lamiot Enos, « matin, Crète » (1/4)
Claire Tching, « La Poésie française de Singapour », 7

On en parle

Un bel article de Thomas Demoulin consacré à Traité de la poussière :

« Jacqmin n’a publié qu’avec parcimonie », écrit Sabrina Parent, scrupuleuse, dans le texte accompagnant la publication du Traité de la poussière.

Oui, et toute la poésie (et peut-être pas seulement celle de Jacqmin) est là, dans ces scrupules attentifs, soigneux, qui éloignent du paraître et, difficilement, approchent de l’être. Que Sabrina Parent, par conséquent, se rassure : confiée aux bonnes heures du Cadran ligné, la parution posthume de ce Traité inachevé ne trahit en rien la voie ardue suivie par son auteur. Au contraire, fidèle à la souriante ironie de l’intitulé, un « traité », elle formule, encore plus qu’une hypothétique (non-)connaissance, une exigeante éthique de l’écriture. Et avec elle une discipline poétique où les mots, loin de se glorifier de leur éclat silencieux, toujours vain, doivent se sublimer pour parvenir, par impossible, au limpide infini.

Il faut avoir le cœur endurci pour infliger
aux choses
le châtiment de notre verbe.

François Jacqmin, Traité de la poussière, Editions Le Cadran Ligné, 2017.

François Jacqmin, Traité de la poussière, Éditions Le Cadran Ligné, 2017.

La parole tue ; elle éteint. Elle nous rend sourds et aveugles aux humbles choses, elle nous rend arrogants, nous manquons de tact car elle empêche nos mains de se dilater vers elles. A l’encontre du bleu du ciel, par exemple,

un mot est le début
d’un nuage.

Obnubilation, obstruction, obturation : le piège du langage, dans le pire du cas, est de se faire réclame, autopromotion. Ce qui se referme sur nous, c’est alors l’usinerie de nos fictions, avec sa nuée servile de gloires mercantiles et de satisfaction de soi. L’horizon se bouche. Cependant Jacqmin nous guérit aussitôt de l’illusion inverse, qui serait de croire que nous pouvons évoluer hors de ces rets :

On suit docilement le sentier qui mène
à la mort
en entraînant le langage dans notre chute.

L’humain est un animal qui parle, notre condition est faite de langage. Notre effort pour lutter contre notre propre pesanteur ne peut mobiliser que l’instrument même de notre désastre, de sorte que le poète a la tâche un peu folle de faire feu de ce bois-là.

La tentative de Jacqmin est de la plus haute exigence. Il travaille les mots de manière à obtenir d’eux, de leur rythme, de leur unité poétique, la cessation de l’activisme verbeux et inerte qui les cantonne dans le paraître. L’ascèse d’écriture consiste à témoigner d’une pure extériorité.

(…)

Thomas Demoulin

 

 

Retrouvez l’intégralité de cet article sur le site Recours au poème :

https://www.recoursaupoeme.fr/francois-jacqmin-traite-de-poussiere/